Les changements se poursuivent même au temps du Coronavirus

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Comment puis-je continuer à me réinventer ? C'est l'une des questions que Mariëlle van Roosmalen, Directrice Internationale de la Transformation chez Philips, se pose en permanence. Parce que c'est pour elle, la seule façon de faire face au changement. “Au plus ma vision est large, au mieux je peux mener une transformation.”

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“Qui suis-je ? Qu'est-ce que je veux? Et que puis-je faire?” Ce sont trois questions que Mariëlle van Roosmalen a entendues « en boucle », au début de ce siècle, lorsqu'elle était en traineeship chez ORMIT. Mais ce sont des questions qui, selon ses propres termes, restent d’actualité, surtout maintenant à l'âge de 43 ans, où elle a l’occasion de désormais aider à façonner les processus de changement chez Philips en tant que Directrice Internationale de la Transformation.

Bien qu'elle traduise différemment les questions de nos jours : “Comment puis-je continuer à me réinventer?” Et: “Comment rester pertinent dans un monde en mutation rapide?” J’ai besoin de me poser constamment ce genre de questions. Je vois autour de moi de nombreux managers qui restent bloqués dans leurs schémas de pensée habituels. Je veux éviter cela. Cela entraîne surtout beaucoup de frustration. Si vous ne pouvez pas changer avec le monde qui vous entoure et si vous ne continuez pas à vous réinventer, que vous soyez jeune ou vieux, votre durée de vie diminuera".

 

Continuer à développer

En tant que fanatique de voyages, Mariëlle van Roosmalen a entre-temps collectionné les cachets de 73 pays différents dans son passeport. Partout où elle passe, elle repart avec un certain bagage culturel, et s’assure d’en ressortir avec de nouvelles perspectives. Car : "Au plus ma vision est large, au plus je peux mener à bien une transformation".

En outre, elle consacre également aux Pays-Bas beaucoup d'attention à son propre développement personnel. Quel test personnel n'ai-je pas encore passé? Pour mieux me comprendre, mais aussi pour mieux comprendre mes équipes, afin que nous puissions devenir plus efficaces ensemble".

 

Faire bouger les choses

Au sein de Philips, elle travaille actuellement sur un processus de transformation qui fera passer l'entreprise d'une organisation purement axée sur les produits à une société qui propose des "logiciels et des solutions autour des technologies de la santé". Notre ambition est de passer d'une entreprise purement axée sur les produits, à une entreprise qui offre des solutions complètes de produits et de services.

Nous ne voulons plus seulement vendre un produit, mais plutôt travailler sur les besoins actuels et futurs de nos clients. Notre mission est d'améliorer la vie de trois milliards de personnes sur terre. Cela signifie également que nous devons changer beaucoup de choses au niveau de l'organisation, par exemple en renouvelant nos processus organisationnels et en créant ensuite une architecture informatique complète (backbone IT). Dans toutes les régions du monde, les responsables du déploiement et du changement sont occupés à mettre cela en place".

 

Approche personnelle

Ma tâche complémentaire à cela consiste à examiner de plus près: “comment mener à bien cette mission ?” Que devez-vous faire pour qu'une telle transformation soit une réussite et pour qu'elle soit largement soutenue? Elle a remarqué qu'il était rare qu'il suffise de fixer des délais stricts ou de crier haut et fort qu'il faut faire quelque chose. Cela peut sembler très fort. Jusqu'à ce que vous quittiez la pièce. On remarque alors que les gens suivent à nouveau leur propre voie".

Elle préfère une approche différente. Je me pose au préalable la question avec tous mes employés : êtes-vous vraiment dans le même bateau? Que voulez-vous précisément dire? Comment contribuez-vous au projet dans son ensemble grâce à votre expertise? Quelle est la question qui se cache derrière la question ? J'ai remarqué que ce n’est que de cette manière que vous parvenez à emmener tout le monde avec vous. Je suis vraiment convaincue que j'obtiendrai de meilleurs résultats si j'adopte cette approche plus personnelle.

 

Recherche de la valeur ajoutée

Mariëlle van Roosmalen a suivi deux formations. Après cela, elle a voulu poursuivre ses études, mais au détour d'une foire à l'emploi, elle est entrée en contact avec ORMIT. Avec sa formation en sciences sociales, elle a même travaillé un temps en psychiatrie, mais elle souhaitait tout de même évoluer vers le monde des affaires. Il s'est avéré que son passage chez ORMIT fût "une base en or", dit-elle maintenant.

De temps à autre, je devenais folle de mettre autant l’accent sur mon développement personnel. Laissez-moi travailler, ai-je même pensé. Mais maintenant, je vois vraiment la valeur ajoutée de pouvoir distinguer ce que l'on est déjà capable de réaliser et ce que l'on fait moins bien. Je me suis mise à penser : quelle est l’influence que je peux avoir? Et quel est le rôle de ma personnalité dans ce processus?

Elle a travaillé chez AkzoNobel pendant près de treize ans, après quoi un chasseur de têtes l'a approchée pour lui proposer un poste intéressant ailleurs. Ce ne fût finalementpas ce qu'elle avait imaginé, après quoi elle a voyagé pendant un an et a fait, entre autres, du bénévolat en Afrique du Sud. Pendant cette période, j'ai commencé à réfléchir : est-ce que je veux toujours travailler dans une entreprise? En quoi suis-je vraiment douée? Et en quoi puis-je apporter une valeur ajoutée ? Entre-temps, je m’étais créé l'emploi idéal dans ma tête. Et au bout d'un certain temps, lorsque Philips est arrivé, tout est tombé à sa juste place".

 

Jusqu'au dernier détail

Elle aime comparer son approche à celle d'un cycliste de longue distance, ce qui n'est pas un hasard, c'est aussi l'un de ses principaux passe-temps. “Quand je fais du vélo dans les Alpes, mon ami démarre toujours comme une flèche. Au début, je ne le suis vraiment pas et le laisse plutôt partir. Mais c’est en arrivant au dernier virage en épingle, que souvent je le revois. Je persévère, rien qu’en voyant ce point à l'horizon".

Non pas qu'elle veuille toujours être "la meilleure de la classe". "Je ne peux pas suivre tous les développements par moi-même. C'est vraiment une question d'équipe. J'ai maintenant un coach qui me dit: votre empathie est si fortement développée que vous pouvez presque voir ce qui se passe dans votre dos. Cela me gêne parfois aussi, vous savez. Je reste parfois longtemps dans la phase de narration et j'ai parfois trop de compréhension pour l'apport de chacun dans l'équipe".

Mariëlle van Roosmalen essaie aussi de toujours garder tout le monde à bord. Par exemple, j'ai maintenant quelqu'un dans mon équipe qui réintègre petit à petit sa place. D'autres pourraient penser: c'est juste une charge supplémentaire. Moi je pense au contraire que c'est un beau défi. Je vais alors chercher à savoir: comment puis-je l'emmener avec moi? Il est important d'entamer la conversation, en cherchant toujours ce qui est déjà possible".

Comment continuer à s'inventer en tant qu'entreprise?

 

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