Valoriser sa carrière par le développement personnel

Valoriser sa carrière par le développement personnel

Philippe Van Lil

Philippe Van Lil

     

Si les compétences professionnelles sont importantes en soi, elles peuvent aussi être valorisées via un programme de développement personnel. Nele Keppens et Thomas de Wulf, respectivement coach et CEO du groupe ORMIT, nous expliquent pourquoi et comment.

A qui s'adressent les programmes de développement personnel ?

Thomas De Wulf : "A l'origine, notre société est née de la collaboration de quatre entreprises qui voulaient engager des jeunes à haut potentiel en leur fournissant au préalable les moyens de se développer. Ceci concernait non seulement les contenus des jobs mais aussi leur développement personnel. Parfois, les jeunes qui entrent sur le marché du travail ne savent pas ce qu'ils veulent précisément faire. Pour cela, une connaissance de soi, de ses points forts et faibles, est primordiale."

 

Quelle est la spécificité de votre démarche ?

T.D.W. : "C'est de combler l'écart entre la vie universitaire et la vie professionnelle. A ces jeunes talents à haut potentiel, nous proposons un programme de développement sur deux ans, dont le coaching fait partie. C'est du "Learning on the job", dans lequel les projets de nos partenaires, qui engagent ces jeunes, sont primordiaux. Cela leur permet de disposer d'un 'talent pipeline', sans avoir à assumer eux-mêmes cette charge de gestion RH. Notre structure a déjà permis à plus de 2.000 jeunes professionnels d'accéder à des positions clés."

 

L'année dernière, chez D'Ieteren, l'équipe de Natasha Scholiers a collaboré étroitement avec une consultante d'ORMIT, qui aura été des leurs pendant près d'un an et demi.

"Je garde un très bon souvenir de mon expérience avec ORMIT et sa consultante. Notre collaboration a même largement dépassé mes attentes. ORMIT envoie des consultants très compétents. On voit qu'ils sélectionnent et coachent leurs nouveaux talents avec soin, en y consacrant beaucoup de temps. (...) Notre consultante a fait preuve d'un véritable esprit d'équipe, avec une attitude très positive et enthousiaste. Il s'agissait de sa première expérience professionnelle, mais cela ne l'a pas empêchée de se montrer très autonome ; nous pouvions donc facilement compter sur elle. En outre, elle communiquait de manière très ouverte et claire, ce qui lui a permis de s'intégrer dans notre équipe très rapidement et a rendu notre collaboration très facile. Nous avons tout de suite vu la différence : le coaching et l'accompagnement d'ORMIT ont eu un impact indéniable sur les prestations de cette consultante chez D'Ieteren."

- Natasha Scholiers, D'Ieteren.

 

En quoi consiste ce coaching ?

Nele Keppens : "Il s'agit d'un 'business coaching' dans lequel on décèle, avec le candidat, ce qui va bien et moins bien dans le cadre de son activité professionnelle. Ensuite, on réfléchit ensemble à la manière d'améliorer les choses, de le lui faire prendre conscience comment il fonctionne, de le rendre à terme plus efficace et autonome. Au final, la personne coachée trouve le juste milieu entre qui elle est, ce qu'elle sait faire et ce qu'elle aime faire ou non."

 

Cette prise de conscience est-elle aisée ?

N.K. : "Il y a encore une dizaine d'années, on devait souvent expliquer ce qu'on entendait par introspection ; les gens avaient du mal à mettre des mots sur leur ressenti. Aujourd'hui, le coaching apparaît comme une évidence pour les jeunes : ils savent de quoi il s'agit et ce qu'ils sont en droit d'en attendre. Avant la crise sanitaire, le coaching était surtout axé sur leur business. Exemple : comment faire pour délivrer un résultat de qualité correspondant aux attentes de l'entreprise ? Aujourd'hui, les jeunes se posent aussi des questions d'ordre philosophique ou psychologique sur le sens de la vie, sur la société et sur leur propre fonctionnement."

 

Pouvez-vous illustrer cela par un exemple ?

N.K. : "Récemment, une entreprise client nous a raconté que l'un de ses collaborateurs, que nous avions coaché, avait complètement changé. Plutôt introvertie, cette personne a gagné en assertivité, en capacité à s'exprimer. Elle joue même désormais le rôle de ciment entre les différentes équipes, parvenant à les mener vers les résultats attendus par son entreprise."

 

"Notre consultante a été suivie durant toute sa mission chez D'Ieteren, avec des moments d'évaluation organisés en présence de son coach. Le cas échéant, à l'issue de ces séances, ORMIT rectifiait le tir sur cette base. D'autre part, nous recevions régulièrement des mises à jour sur les coachings et les cours qu'avait suivi notre consultante entre-temps, si bien que nous pouvions immédiatement la questionner et la mettre au défi sur les compétences en question. Mais son coach aussi la mettait continuellement au défi, afin qu'elle puisse continuer d'évoluer et nous apporte toujours une valeur ajoutée."

- Natasha Scholiers, D'Ieteren

 

Cet article est issu d'un dossier de MediaPlanet (Mars 2021, Future of Work).